Bbbbbbrrrrrrrrrrrrr ce film!!!!!!!!!!!
A un million d'années du Pianiste, ou de La neuvième porte, les films plus récents de Polanski... ;-))
Etats-Unis 136 mn
Réalisateur : Roman Polanski
Scénario : Roman Polanski, d'après le roman Le bébé de Rosemary de Ira Levin
Photographie : William A.Fraker
Musique : Christopher Komeda
Interprètes : Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon, Sidney Blackmer, Maurice Evans, Ralph Bellamy, Patsy Kelly, Elisha Cook Jr., Victoria Vetri, Emmaline Henry, Charles Grodin, ...
Oscar : Meilleur second rôle féminin pour Ruth Gordon
Synopsis :
Quand Rosemary et Guy, son mari emménagent à Manhattan, leur ami, Hutch, les prévient : leur nouvel immeuble est maléfique. Malgré des voisins attentionnés, Rosemary ressent un certain malaise. Après un cauchemar où Rosemary rêve d'avoir été possédée par le démon, elle s'aperçoit qu'elle est enceinte et consulte le Docteur Sapirstein...
Critique de "1001 Films" :
Lorsque, après quarante minutes de film, Rosemary Woodhouse (Mia Farrow), émaciée, les yeux cernés, s'exclame soulagée "Il vit!" en sentant enfin remuer dans son ventre le bébé jusque là d'un calme inquiétant, son mari Guy (John Cassavetes) a un mouvement d'effroi que, dans son excitation, elle ne remarque pas. Plus important encore, elle fait taire son instinct et ses soupçons croissants face aux liens mystérieux qui semblent unir son époux, leur nouvel appartement, leurs voisins et sa grossesse. Ce faisant, elle scelle définitivement son sort dans ce qui reste sans doute l'un des meilleurs films d'horreur jamais réalisés.
Cette scène cristallise bon nombre des thèmes de prédilection de Roman Polanski : la trahison, la corruption, les frontières de la folie et les mystères de la féminité. Il les enchevêtre ici magnifiquement, élevant le best-seller d'Ira Levin au rang de classique du cinéma. Le temps n'a en rien amoindri l'effet de la tension évoluant progressivement en terreur et, chaque fois que l'on revoit le film, on ne peut que s'émerveiller du sens du détail et du rythme imposé par le réalisateur, de sa direction d'acteurs, et de la perfection de son scénario. Avec le recul, on est également frappé par son humour sournois, notamment dans le choix de Cassavetes (aujourd'hui vénéré et déjà à l'époque symbole vivant de l'artiste à l'état pur) pour interpréter un homme qui a vendu son âme au diable pour réussir dans le showbiz.
Les scènes et les personnages de Rosemary's baby sont gravés dans nos mémoires : Farrow penchée au-dessus de l'évier, la bouche en sang, horrifiée d'avoir dévoré de la viande crue ; le rêve du viol, bien plus dérangeant par ce qui est suggéré que par ce qui est montré ; Ruth Gordon en charmante vieille dame hésitante de plus en plus sinistre ; Rosemary, vers la fin du film, s'avançant au milieu de la secte avec un couteau, déterminée à voir le bébé qu'on lui a fait croire mort. Toutefois, ce n'est pas le côté satanique qui fait le plus froid dans le dos. En remettant en question la confiance conjugale, en jouant sur l'idée que la sécurité apportée par la famille et les amis pourrait n'être qu'une illusion, une force susceptible de se retourner contre nous. Rosemary's baby touche à des angoisses plus viscérales. On ne connaît jamais vraiment ceux qui nous entourent. Il faut se méfier de tous, y compris de soi-même. Personne n'est à l'abri. Polanski manipule avec art ces peurs existentielles, d'où le pouvoir de son film. Comment ne pas s'identifier à Rosemary qui voit tous ceux qui lui veulent du bien mourir ou tomber malade, tout en découvrant à quel point le mal est omniprésent autour d'elle?
Je sais pas dire si c'est mon préféré de Polanski, paskil a quand même fait ensuite Chinatown, Tess, MacBeth..., mais il fait indéniablement partie de mes préférés ;-)
Celui-là, je l'ai vu très jeune, c'est ptet la raison pour laquelle il me fait pas peur, je sais pas... paske suis quand même la plus flipette d'entre nous tous, donc... lol
A titre de comparaison, j'ai vu L'exorciste à 20 ans, j'étais terrorisée!! lol (alors que Rosemary's baby fait plus flipper je trouve!)
Roman Polanski au sommet de son art pour moi... Pas d'effets spéciaux ridicules, c'est un film tout en simplicité, et blindé de symboliques (ex : le bébé représenté par un berceau couvert de voiles noirs avec un crucifix à l'envers...).
Et surtout, le malaise est dû au fait que rien n'est réellement montré... l'imaginaire prime ici... et c'est horrible!!!! lol
Rosemary est-elle véritablement en danger ou bien uniquement victime d'effrayantes hallucinations ???
Les acteurs sont hallucinants!!!!!!!
Mia Farrow est extraordinaire dans sa quête acharnée de vérité!
Et John Cassavetes très troublant dans ce rôle d'acteur prêt à tout pour réussir...
Et, évidemment, Ruth Gordon récompensée à juste titre pour son interprétation ;-)
Chef d'oeuvre!!!!
A un million d'années du Pianiste, ou de La neuvième porte, les films plus récents de Polanski... ;-))
Etats-Unis 136 mn
Réalisateur : Roman Polanski
Scénario : Roman Polanski, d'après le roman Le bébé de Rosemary de Ira Levin
Photographie : William A.Fraker
Musique : Christopher Komeda
Interprètes : Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon, Sidney Blackmer, Maurice Evans, Ralph Bellamy, Patsy Kelly, Elisha Cook Jr., Victoria Vetri, Emmaline Henry, Charles Grodin, ...
Oscar : Meilleur second rôle féminin pour Ruth Gordon
Synopsis :
Quand Rosemary et Guy, son mari emménagent à Manhattan, leur ami, Hutch, les prévient : leur nouvel immeuble est maléfique. Malgré des voisins attentionnés, Rosemary ressent un certain malaise. Après un cauchemar où Rosemary rêve d'avoir été possédée par le démon, elle s'aperçoit qu'elle est enceinte et consulte le Docteur Sapirstein...
Critique de "1001 Films" :
Lorsque, après quarante minutes de film, Rosemary Woodhouse (Mia Farrow), émaciée, les yeux cernés, s'exclame soulagée "Il vit!" en sentant enfin remuer dans son ventre le bébé jusque là d'un calme inquiétant, son mari Guy (John Cassavetes) a un mouvement d'effroi que, dans son excitation, elle ne remarque pas. Plus important encore, elle fait taire son instinct et ses soupçons croissants face aux liens mystérieux qui semblent unir son époux, leur nouvel appartement, leurs voisins et sa grossesse. Ce faisant, elle scelle définitivement son sort dans ce qui reste sans doute l'un des meilleurs films d'horreur jamais réalisés.
Cette scène cristallise bon nombre des thèmes de prédilection de Roman Polanski : la trahison, la corruption, les frontières de la folie et les mystères de la féminité. Il les enchevêtre ici magnifiquement, élevant le best-seller d'Ira Levin au rang de classique du cinéma. Le temps n'a en rien amoindri l'effet de la tension évoluant progressivement en terreur et, chaque fois que l'on revoit le film, on ne peut que s'émerveiller du sens du détail et du rythme imposé par le réalisateur, de sa direction d'acteurs, et de la perfection de son scénario. Avec le recul, on est également frappé par son humour sournois, notamment dans le choix de Cassavetes (aujourd'hui vénéré et déjà à l'époque symbole vivant de l'artiste à l'état pur) pour interpréter un homme qui a vendu son âme au diable pour réussir dans le showbiz.
Les scènes et les personnages de Rosemary's baby sont gravés dans nos mémoires : Farrow penchée au-dessus de l'évier, la bouche en sang, horrifiée d'avoir dévoré de la viande crue ; le rêve du viol, bien plus dérangeant par ce qui est suggéré que par ce qui est montré ; Ruth Gordon en charmante vieille dame hésitante de plus en plus sinistre ; Rosemary, vers la fin du film, s'avançant au milieu de la secte avec un couteau, déterminée à voir le bébé qu'on lui a fait croire mort. Toutefois, ce n'est pas le côté satanique qui fait le plus froid dans le dos. En remettant en question la confiance conjugale, en jouant sur l'idée que la sécurité apportée par la famille et les amis pourrait n'être qu'une illusion, une force susceptible de se retourner contre nous. Rosemary's baby touche à des angoisses plus viscérales. On ne connaît jamais vraiment ceux qui nous entourent. Il faut se méfier de tous, y compris de soi-même. Personne n'est à l'abri. Polanski manipule avec art ces peurs existentielles, d'où le pouvoir de son film. Comment ne pas s'identifier à Rosemary qui voit tous ceux qui lui veulent du bien mourir ou tomber malade, tout en découvrant à quel point le mal est omniprésent autour d'elle?
Je sais pas dire si c'est mon préféré de Polanski, paskil a quand même fait ensuite Chinatown, Tess, MacBeth..., mais il fait indéniablement partie de mes préférés ;-)
Celui-là, je l'ai vu très jeune, c'est ptet la raison pour laquelle il me fait pas peur, je sais pas... paske suis quand même la plus flipette d'entre nous tous, donc... lol
A titre de comparaison, j'ai vu L'exorciste à 20 ans, j'étais terrorisée!! lol (alors que Rosemary's baby fait plus flipper je trouve!)
Roman Polanski au sommet de son art pour moi... Pas d'effets spéciaux ridicules, c'est un film tout en simplicité, et blindé de symboliques (ex : le bébé représenté par un berceau couvert de voiles noirs avec un crucifix à l'envers...).
Et surtout, le malaise est dû au fait que rien n'est réellement montré... l'imaginaire prime ici... et c'est horrible!!!! lol
Rosemary est-elle véritablement en danger ou bien uniquement victime d'effrayantes hallucinations ???
Les acteurs sont hallucinants!!!!!!!
Mia Farrow est extraordinaire dans sa quête acharnée de vérité!
Et John Cassavetes très troublant dans ce rôle d'acteur prêt à tout pour réussir...
Et, évidemment, Ruth Gordon récompensée à juste titre pour son interprétation ;-)
Chef d'oeuvre!!!!




